Vers un Droit à l'énergie ?
Chaque être humain a le droit à des services essentiels, parmi lesquels l'eau, l'assainissement, l'électricité.
La question de l'accès aux services essentiels est au cœur du débat sur les Droits humains. Elle est liée à l'émergence au niveau mondial de la notion de Droits essentiels et de biens publics mondiaux, qui sont sous-tendus par un principe consistant à reconnaître que chaque être humain a le droit à des services essentiels, parmi lesquels l'eau, l'assainissement, l'électricité.
« L'eau et l'énergie sont indispensables au développement économique et social. Elles répondent à des besoins essentiels pour une vie décente. La communauté internationale a commis une erreur en n'intégrant pas l'eau, l'assainissement et l'électricité en tête des Objectifs du millénaire, et en les plaçant en sous-objectifs. »
La disponibilité et l'accès à l'eau et à l'électricité sont donc des éléments clés de la lutte contre la pauvreté. En termes de reconnaissance sociale et politique, avoir accès à l'eau et à l'électricité quand on habite dans un quartier informel ou considéré comme illégal signifie souvent passer du statut de paria à celui de citoyen.
Recommandations
- L'accès à l'énergie est un préalable à l'accès à l'eau potable. Sans énergie, il n'y a pas d'eau et pas de développement, qu'il soit économique, social ou environnemental.
- L'accès à l'électricité doit donc être intégré aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, afin de permettre sa reconnaissance, au même titre que le droit à l'eau et à l'assainissement, comme Droit humain fondamental.
- Dans cet objectif, il convient d'estimer les besoins, pays par pays, et de dresser l'inventaire des éléments constitutifs de ce que recouvrerait ce droit - qualité, disponibilité, accessibilité, continuité, recouvrement des coûts, comme cela a été fait pour le droit à l'eau.
- Il convient également d'en identifier les débiteurs, c'est-à-dire ceux qui feront en sorte que ce droit se matérialise et qu'il ne reste pas incantatoire.