Eau et changements globaux
Depuis 2008, le monde est devenu majoritairement urbain. Le rythme de croissance urbaine est de 3.6% par an dans les Pays en développement.
Ces mêmes pays absorbent 95% de cette croissance urbaine avec, chaque mois 5 millions de citadins de plus à nourrir, loger, donner accès à l'eau et à l'électricité.. Les prévisions pour 2050 nous font attendre 9 milliards de personnes sur terre.
Les changements climatiques
Les changements climatiques sont devenus une réalité très concrète pour une partie de l'humanité. Les périodes de sécheresse, d'inondation, d'ouragan et de mousson sont de plus en plus sévères. L'ONU Habitat souligne que plus de 3300 villes regroupant plus de 380 millions d'habitants vivent sur des zones côtières à moins de 10 mètres du niveau de la mer. Les estimations de migrants climatiques vont de 200 millions à 700 millions de personnes en 2050 selon l'organisation internationale des migrations.
Les changements culturels
Non seulement les besoins en eau vont aller croissants mais le cortège de pollutions subséquentes aussi. Ce sont de véritables bombes sanitaires en puissance. L'urgence est de changer de paradigme en passant d'une gestion de la demande à une culture de l'offre. La crise hydrique actuelle est moins une crise de pénurie ou de sécurité qu'une crise d'orientation stratégique. Différentes solutions sont envisageables pour économiser l'eau à grande échelle notamment l'amélioration significative de la productivité de l'agriculture mais aussi la rénovation des infrastructures urbaines.
Recommandations
- Il faut établir des indicateurs de suivi de l'impact des changements climatiques sur les ressources en eau autant sur la qualité que sur la quantité
- Des mesures d'adaptation doivent être intégrées aux politiques de préservation et d'utilisation des ressources en eau au niveau national et régional par le développement de stratégies réalistes et sobres.
- La question majeure de « l'habitat informel » dans les zones urbaines doit être traitée car les conséquences sociales et environnementales d'un abandon politique de ces zones seraient dramatiques.
- La gestion de la pollution des ressources en eau est un axe de progrès majeur pour permettre une réutilisation des ressources immédiatement disponibles.