Une définition à clarifier

Il existe de fortes ambigüités dans la définition de l'assainissement dans les politiques internationales.

De nombreux textes évoquent l'assainissement (sanitation en anglais) mais la compréhension de ce qu'il recouvre est l'objet de débats confus. Fait-il référence aux déchets humains ou au traitement des eaux usées et des eaux de ruissellement ?
Selon les textes, il est question d'assainissement amélioré, pour d'autres d'assainissement de base, satisfaisant, adéquat ou encore d'assainissement total. Que doit-on comprendre ?

L'assainissement est donc victime d'un manque définition claire du contenu des obligations liées à ce service essentiel.

Si la communauté internationale a défini un objectif sur les toilettes, elle n'en a fixé aucun sur la pollution des eaux, comme c'est le cas en Europe. Nombre de gouvernements dans les pays en développement prennent des engagements en matière d'assainissement en pensant uniquement aux déchets humains, ce qui est indispensable, mais insuffisant.

Nous sommes bien loin de ce que doit recouvrir un service d'assainissement complet, c'est-à-dire l'évacuation, le transport, le traitement des eaux sales et leur restitution dans le milieu naturel.

Repères

  • A défaut d'une définition officielle des obligations minimales en matière d'assainissement, le Droit à l'assainissement risque de rester incantatoire.
  • Les Etats doivent qualifier ce droit, prendre des mesures de mise en œuvre effective, l'inscrire dans leur constitution et en garantir les financements.
  • Il faut ainsi surmonter les obstacles économiques et institutionnels, principalement l'inertie à changer véritablement une situation jugée secondaire.
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